Régulation des pies et corneilles |
La prédation effectuée sur le gibier par les corvidés peut réduire à néant les efforts des
gestionnaires. Il faut donc en limiter l’impact par tous les moyens que nous donne la réglementation
actuelle. Sur les différentes espèces de corvidés vivant sur notre territoire, deux posent réelement des
problèmes tant à la prédation opérée sur l’ensemble de la petite faune ailée chassable ou protégée peut
être importante. Il s’agit de la pie bavarde et de la corneille noire.La prédation sur les oeufs et les
oisillons que peut prélever une pie ou une corneille noire chaque année tant parmi les espèces de passeraux
protégés que parmi les espèces gibier (pigeon ramier, perdrix grise, faisan, colvert) est impressionnante.
Il faut donc engager une lutte quotidienne et parfaitement ciblée contre ces prédateurs ailés, qui peut
s’effectuer soit sous forme de tir, soit sous forme de piégage, les deux méthodes etant complémentaires
La pie et la corneille sont deux espèces en pleine expansion. Lachers de gibier, abscence de couverts à gibier,
disparition des gardes chasse et classification parmi les espèces protégées sont autant d’éléments ayant favorisé
leur développement.Réguler les population des ces prédateurs peut très vite s’avérer payant sur les population de
perdrix de faisans, de canards et même de lièvres.
Si les espèces pie et corneille relèvent de la loi sur la conservation de la nature et ne sont plus chassables,
le législateur à néanmoins prévu la possibilité d’en réguler les populations sous certaines conditions.
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| Ces deux espèces sont protégées, mais suceptibles moyennant autorisation d’être régulées, du moins en se référant aux actuels arrétés de destruction (Mars 2002). Il faut rester attentif à toute nouvelle publication officielle qui devrait intervenir sous peu. Nous vous en informerons bien sur sur ce site.
L’Amicale des chasseurs de la Région Walonne demande depuis longtemps leur réintroduction parmi les espèces chassable mais sans succès.
Par contre le grand corbeau, le corbeau freux et le choucas des tours sont totalement protégés.
Donc contrairement à ce que pensent encore de nombreux chasseurs, le tir des pies et des corneilles peut être autorisé moyennant quelques formalités.Si il est vrai que de nombreux gardes et chasseurs rechignent encore à faire des démarches administrative par crainte de la complexité de celles-ci d’une part et par crainte d’un risque d’ingérence d’autre part, il est de notre devoir de les informer que les autorisations sont accordées presque automatiquement et que les formalités sont simples.
Nous ne pouvons qu’encourager tous les chasseur à faire les démarches nécessaires afin de pouvoir réguler en toute légalité les populations excédentaires de corvidés, ce qui est indispensable à la bonne gestion d’une chasse.
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Qui peut faire la demande : Le titulaire du droit de chasse des terrains pour lesquels l'autorisation est sollicitée ou son délégué
a défaut, l'occupant des terrains pour lesquels l'autorisation est demandée (Dans la mesure ou l'occuppant n'est pas titulaire d'un permis de chasse, il doit obtenir
préalablement une assurance couvrant sa responsabilité civile dans les mêmes conditions que celles relative au port d'armes de chasse
Il doit être domicilé en Belgique. Il faut être agé de 18 ans au jour de la demande Il ne peut
avoir été condamné par une décision coulée de force de chose jugée dans les cinq années précédant
la demande d’autorisation pour un délit quelquonque accompagné de violence ou de rebellion ou pour
une infraction à la loi du 13 juillet 1973 sur la conservation de la nature, à la loi de 28 février
1882 sur la chasse, à la loi du 1er juillet 1954 sur la pêche fluviale, à la loi du 14 août 986
relative à la protection et au bien être des annimaux et au code forestier du 19 décembre 1854, ainsi
qu’aux arrêtés d’execution de ces législations.
A qui adresser la demande ? L'autorisation est sollicitée auprès de l'ingénieur-Chef
de Cantonnement du ressort des lieux où s'exercera la destruction et le piégage. Voir la liste des adresses et téléphones des différents cantonnements
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Que doit comprendre la demande ?
L’identité du demandeur
Les raisons justifiant le piégeage ou la destruction
Le territoire pour lequel l’autorisation est demandée
Le nombre de spécimens et les espèces dont le piégeage ou la destruction est sollicité
Les installations ou méthodes de piégeage et de mise à mort
L’époque et la durée pendant lesquelles peut s’exercer l’acte autorisé
Le cas échéant une copie de l’assurance RC de l’occupant
Elle doit être accompagnée d’une attestation délivrée par la commune reprenant pour les cinq années précédentes les infractions reprises ci-dessus (Certificat de bonne vie et mœurs)
En annexe doit se trouver une carte IGN 1/25.000 (ou 1/20.000) sur laquelle sont reportées les limites du territoire de chasse pour lequel l'autorisation est demandée.
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