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Amicale des Chasseurs de la Région Wallonne...
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L’alimentation du sanglier. Le sanglier est le seul de nos grands gibiers à être omnivore. Son rythme journalier est biphasique : La journée est faite de repos pour 60 % du temps dans une bauge bien abritée. L’activité alimentaire a lieu la nuit essentiellement avec une répartition de +/- 15 % du temps consacré aux déplacements et 25 % à la prise alimentaire. Opportuniste de nature, son régime est composé de +/- 10 % de protéines tirées de la matière animale en ingérant des insectes, des escargots, des petits rongeurs, des taupes, des grenouilles voire des lapereaux, mais aussi des cadavres d’animaux ou du poisson mort le long des cours d’eau. L’essentiel pourtant de ses ressources alimentaires en protéines est surtout couvert par une ingestion abondante de vers de terre ! ! ! Les 90 % restants de son régime alimentaire sont couverts par l’ingestion de végétaux de tous types…Il mange presque tout ce qu’il trouve sur le sol. Végétaux divers, mais surtout fruits forestiers, qui constituent son alimentation préférentielle avec les glands, les châtaignes, les faines du hêtre et les samares du frêne ou les baies telles les mûres, les framboises ou les myrtilles, seront l’essentiel de sa nourriture à une époque de l’année. Si la glandée est bonne, les glands constituent jusqu’à 50 % de son alimentation en automne, ce qui réduit considérablement les dégâts aux récoltes cette année-là. A l’époque des champignons, il en mange aussi très volontiers. Les besoins alimentaires journaliers d’un sanglier de 60 kgs sont de +/- 600 grammes de matière sèche végétale (0.6 Unités fourragères ) et 70 grammes de protéines brutes digestibles. Soit plus ou moins 3 kilos de végétaux pour 200 grammes de matière animale. Le jeune marcassin mettra 15 jours avant de commencer à absorber autre chose que le lait maternel , même si le sevrage n’a lieu qu’à 4 mois.
Le sanglier apprécie les pierres à sel en forêt et leur présence favorise le cantonnement de l’espèce. Les besoins en eau sont permanents comme nous l’avons déjà vu précédemment.
Ayez toujours à l’esprit qu’une alimentation trop facile ne tient pas vos sangliers sur un territoire donné. Bien plus, un excès de maïs grain va favoriser l’engraissement des laies et diminuer ainsi leur taux de fécondité. Un déséquilibre de la ration par excès d’apport de maïs et donc diminution d’apport en protéines favorise non seulement les dégâts de vermillis, mais augmente le cannibalisme des animaux à la recherche de ces mêmes protéines. Nonobstant ce problème, le maïs, pauvre en minéraux et en acides aminés, s ‘il est ingéré en excès…et on sait que les sangliers en sont friands, amène des carences alimentaires graves et toutes les maladies nutritionnelles qui y sont liées. Il conviendra donc toujours d’accompagner l’apport de maïs avec d’autres aliments. La loi autorise les pois et l’orge. Les dégâts de sanglier….une question qui peut coûter cher au gestionnaire de chasse ! Contrairement à certaines idées préconçues, le sanglier ne fait pas de dégât au milieu forestier. Au contraire, il joue un rôle positif dans l’équilibre forestier . Il laboure et aère le sol par ses boutis, favorisant ainsi la germination des diverses semences des essences forestières. La grande consommation des insectes, des larves et même des rongeurs participe à l’équilibre biologique du milieu forestier.
Les clôtures électriques sont très dissuasives, leur boutoir étant très sensible à l’électricité. 3 fils seront nécessaires à la construction d’une bonne protection pour les cultures. Les dégâts sont de deux types. Les dégâts alimentaires . Essentiellement liés à la consommation des végétaux dans les cultures, notre sanglier peut faire des dégâts considérables dans les champs de maïs et de céréales, non seulement au printemps dans les semis, mais surtout de juin à août lorsque les carottes et les épis sont en « lait », c’est-à-dire en début de maturation.. 60 % des dégâts provoqués par le sanglier concernent le maïs qui peut représenter jusqu’à 50 à 60 % de sa nourriture à un moment de l’année. 30 % vont aux céréales comme le blé ou l’avoine surtout…La responsabilité du sanglier dans les dégâts infligés à une culture est aisément reconnaissable car il aime mâchonner et égrainer ces carottes et ces épis, par rapport aux cervidés qui les sectionnent net. Les fruits comme le raisin dans les vignobles et les plantes sarclées comme la pomme de terre et le topinambour représentent environ 4 % des dégâts. Les vermillis et les boutis à la recherche de vers de terre dans les prairies font aussi partie des dégâts alimentaires du sanglier et représentent les 6% restants. Les dégâts comportementaux . sont essentiellement liés au piétinement et au roulage dans les cultures. |
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