Le sanglier.

 

De son nom latin «  Sus Scrofa », le sanglier fait partie de l’ordre des artiodactyles. C’est le sous-ordre des mammifères ongulés où les animaux reposent sur le sol par un nombre pair de doigts. Le sanglier fait partie du sous-ordre des suidés. C’est le seul de nos grands gibiers à être omnivore. Il possède quatre doigts bien développés à chaque membre, ce qui sera d’une grande importance pour la reconnaissance des traces au sol, les volcelets. Le premier doigt a disparu au cours de l’évolution.

Le sanglier est une espèce grégaire.

Le mâle = sanglier, la femelle = laie.

Le poids .

Le poids vif = le poids de l’animal vidé en peau + 20 %

Il n’existe qu’une seule espèce de sanglier à travers toute l’Europe, l’Asie et l’Afrique du Nord même si la taille et le poids diffèrent beaucoup d’une région à l’autre. De nombreux facteurs interviennent. En règle générale, la taille des sangliers augmente de l’ouest vers l’est.

Un poids élevé n’est pas signe de grand âge (nourrissage supplétif ou dissuasif oblige). Sur une année, le poids peut varier considérablement…en automne, grâce à une nourriture abondante (céréales, fruits forestiers…), l’animal accumule des réserves considérables de graisse : le SAIN (retenez saindoux ). Il est dit alors en PORCHAISON. Cette couche de graisse peut représenter parfois jusqu’à 25 à 30 % de son poids vif de l’été. Il la brûlera en hiver.

Même chose, mais à l’envers, lors du rut où le verrat pourra perdre pendant cette période 20 à 30 % de son poids ( vivre d’amour et d’eau fraîche )

En Europe de l’Est, certains verrats atteignent des poids record de plus de 300 kilos.

Chez nous, les verrats vont de 80 à rarement 200 kilos de poids vif et les laies de 60 à 110 kilos. Les laies saillies avant l’âge d’un an atteignent rarement les 100 kilos car leur croissance est ralentie par les besoins physiologiques d’une gestation précoce et d’une lactation même faible !

En Corse, j’ai rarement vu des sangliers « U Cignale » de plus de 60 à 70 kilos ou alors, ce sont des sanglochons.

Il est FAUX de croire que plus le sanglier est lourd et plus il est armé  !

La longueur des défenses et des grès est liée à l’âge de l’animal et non au poids, donc à la nourriture !

L’écart de poids entre les jeunes mâles et les jeunes femelles se marquera de plus en plus à partir de l’âge d’un an. A deux ans, le dimorphisme sexuel commence.

Le développement corporel complet est atteint pour la laie dès l’âge de 3 ans et pour le verrat à 5 ans.

En règle générale, le poids d’un sanglier né l’année précédente augmente de 2 à 5 kilos par mois au printemps et en été. Cette croissance peut aller jusque 4 à 7 kilos pour les marcassins.

En général, de 6 à 12 mois = bête rousse : 25 à 40 kilos.

De 12 à 24 mois = bête de compagnie : 40 à 60 kilos

De 2 à 3 ans = ragot ou ragote : 60 à 80 kilos.

La longévité.

Elle serait, en parc, de plus ou moins 15 ans pour le sanglier, je vous rappelle les 10 à 12 ans du chevreuil et les 18 à 20 ans pour le cerf dans des conditions optimales.

Je tiens à vous signaler, toutefois, qu’un sanglier âgé de plus de 6 à 7 ans est rare chez nous, à cause de la chasse !

Il est indispensable de laisser vieillir nos populations de sanglier par une meilleure gestion et nous allons essayer de voir comment plus tard !

Le % des mâles de plus de trois ans est, chez nous, inférieur à 5 %.

La chasse est responsable de la disparition de 80 % des mâles dès la 2 ème année et de 60 % des femelles.

Or, (et on y reviendra plus tard) les laies adultes portent plus de jeunes que les jeunes laies….d’où de meilleures compagnies, mieux hiérarchisées et …à grosses laies, de plus gros verrats pour les saillies ! ! !


 
 
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